Politique
Le chef de la diplomatie française,en rapport avec les manifestations interdites indique : "Nous suivons la situation au Togo"
jeudi 3 juillet 2025,

« Nous suivons la situation au Togo ». Interrogé par le député Aurélien Taché (LFI) devant la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot s’est brièvement exprimé.

Une semaine après les manifestations, qui ont fait sept morts et des dizaines de blessés selon la société civile, le député LFI Aurélien Taché a reproché au gouvernement de ne pas y avoir réagi, alors que Paris a un partenariat de défense avec Lomé. Devant la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, le député a alors interrogé le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot. Ce dernier a assuré que la France « suit la situation au Togo ».

La France « appelle à faire toute la lumière sur les accusations » de torture
« Nous suivons bien entendu la situation au Togo en lien avec notre ambassade sur place, nous sommes bien au fait des manifestations qui s’y déroulent, a déclaré le ministre français des Affaires étrangères. Nous avons pris acte de la transition constitutionnelle vers la Vème République togolaise, qui s’est achevée le 3 mai 2025 et appelons l’ensemble des acteurs politiques à un dialogue transparent, exclusif et apaisé. Nous rappelons notre attachement indéfectible à la liberté de manifestation et à la liberté de la presse que nous défendons partout dans le monde. S’agissant des allégations de torture, nous appelons les autorités togolaises à faire toute la lumière sur ces accusations. »

Lors des manifestations des 26, 27 et 28 juin à Lomé, demandant le départ de Faure Gnassingbé, suite à des appels sur les réseaux sociaux, de nombreuses personnes avaient été interpelées par les autorités. Elles ont été présentées au parquet du Tribunal grande instance de Lomé, certains faisant l’objet de poursuites pour participation à des rassemblements interdits. Mais les avocats s’inquiètent également pour des familles encore sans nouvelles de leurs proches.

Selon Me Elom Kpadé, l’un des avocats des manifestants arrêtés, le parquet reproche à 31 personnes, des 49 interpellées, « d’avoir participé à une manifestation jugée illégale », avec une infraction de « trouble aggravé à l’ordre public ». Mais le collectif d’avocats défendant des manifestants s’inquiète également pour d’autres personnes, dont les familles disent être toujours sans nouvelles.

© Klinklin.info - Mentions légales | Contacts | Régie Publicitaire

Journal d'information en ligne, Klinklin.info offre à ses visiteurs un panorama complet de l'actualité. Découvrez chaque jour toute l'info en direct (de la politique à l'économie en passant par le sport et la santé) sur Klinklin.info, le site de news leader de la presse togolaise en ligne.