
Lomé a abrité du 15 au 17 juillet la réunion inter-pays de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur la santé mentale en Afrique de l’Ouest et du Centre de 2026, sous le thème : « Accélérer les progrès vers les objectifs 2030 de la Région africaine en matière de santé mentale ».
Cette rencontre qui a réuni des experts en santé mentale venant des deux régions du continent a été ouverte par le secrétaire général du ministère de la Santé, Dr Kokou Wotobé, qui préoccupé par le fléau a souligné que la santé mentale dépasse le simple cadre sanitaire. Puis il a ajouté : « elle est une question de justice sociale, de cohésion et un pilier du développement durable ».
A en croire l’OMS, près de 150 millions de personnes en Afrique vivent avec des troubles de la santé mentale, aussi bien neurologiques que liés à la consommation de substances psychoactives, avec un accès limité aux soins intégrés.
Conscient de ce chiffre alarmant, le représentant résident de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Dr Hamadou Nouhou, a pour la circonstance affirmé : « Ces chiffres ne sont pas des statistiques abstraites, ils représentent des vies, des familles et des communautés entières qui souffrent en silence, souvent faute d’accès à des soins de qualité » Il a tout de même rendu hommage au gouvernement togolais pour les actions menées jusqu’ici et d"avoir fait de la santé mentale « une priorité nationale ».
A l’issue des travaux, il ressort que le problème de la santé mentale ne doit être un problème à résoudre individuellement mais une priorité à intégrer aux soins de santé au niveau primaire.
Les conclusions de cette réunion révèlent également que la santé mentale est souvent négligée dans les pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, et par conséquent les gouvernements ont besoin de mettre à disposition les ressources financières nécessaires pour faire avancer la cause de la santé mentale. La réunion de Lomé ajoute que les acteurs de la santé mentale ont besoin de données essentielles pour sensibiliser la communauté et pour prendre des décisions éclairées.
Clôturant les assises, le représentant du ministre de la Santé, Kadjanta Tchaa a indiqué que chaque pays repart avec une feuille de route nationale adaptée à son contexte, traduisant des priorités concrètes, mesurables et réalistes. Ces feuilles de route, dit M. Kadjanta, constituent désormais une base solide pour accélérer la mise en œuvre du cadre régional 2013-2030 et préparer une participation forte et coordonnée de la région au Sommet ministériel mondial de Kigali.
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