
Le président ivoirien, Alassane Ouattara, qui a longtemps laissé planer le doute sur sa candidature à un quatrième mandat, a annoncé, mardi, son intention de se présenter à l’élection présidentielle organisée le 25 octobre 2025.
Alassane Ouattara est candidat à sa propre succession. Dans une déclaration, mardi 29 juillet, diffusée sur les réseaux sociaux, le président ivoirien a annoncé qu’il briguerait un quatrième mandat lors de l’élection présidentielle qui se tiendra dans le pays en octobre 2025.
"Après mûre réflexion et en toute conscience, je vous annonce aujourd’hui que j’ai décidé d’être candidat à l’élection présidentielle du 25 octobre", a annoncé le président sortant, ajoutant que la constitution du pays l’"autorise à faire un autre mandat" et sa "santé le permet".
Pour justifier sa décision de revenir sur sa promesse de ne pas briguer un nouveau mandat, il a déclaré : "Le devoir peut parfois transcender la parole donnée de bonne foi."
Le chef de l’État, 83 ans, fera figure de grand favori pour le scrutin, en l’absence des principaux leaders d’opposition, exclus de l’élection par des décisions de justice.
Ses partisans le martelaient depuis des mois : il est leur candidat "naturel" et à bientôt 84 ans - il les aura le 1er janvier -, il reste le leader incontesté de la majorité. L’opposition, elle, l’accuse de "dérives autoritaires" et de choisir ses adversaires.
Réélu en 2015 avec 83 % et en 2020 avec plus de 94 %, après une révision contestée de la Constitution, Alassane Ouattara se dirige vers un nouveau score fleuve en l’absence des principaux opposants.
En 2020, il avait dit vouloir passer la main. Mais le décès de son dauphin, Amadou Gon Coulibaly, l’avait poussé à rempiler pour une élection qui sera marquée par des violences faisant 85 morts.
Mandat "inconstitutionnel"
"L’annonce faite aujourd’hui par M. Ouattara constitue une violation de notre Constitution et une nouvelle attaque contre la démocratie", a déclaré mardi Tidjane Thiam, président du principal parti d’opposition, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) et candidat inéligible, dans un communiqué.
"C’est un mandat inconstitutionnel", a abondé lors d’un point de presse Damana Pickass, cadre du Parti des peuples africains - Côte d’Ivoire (PPA-CI) de Laurent Gbagbo, ajoutant que ce dernier, lui aussi inéligible, se prononcerait "très prochainement".
"Une candidature aussi illégale que la troisième", a réagi sur X Pascal Affi N’Guessan, candidat éligible de l’opposition et président du Front populaire ivoirien (FPI).
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