
Après les élections municipales qui ont eu lieu en août de cette année, le président du Nouvel Engagement pour le Togo (NET) , Jules AMIM, édifie l’opinion sur tout le processus électoral . Prenez connaissance de ses éclaircissements.
Bonjour Monsieur le Président du Nouvel
Engagement pour le Togo. Comment se porte votre parti et au terme des élections locales qui ont débouché finalement sur l’élection des bureaux des communes, quel bilan faites-vous ?
Jules AMIM : Le NET se porte bien. Il faut reconnaître que les résultats ne sont pas à la hauteur de notre attente. À cause de la faible participation des populations. Nous n’avons obtenu que 20 conseillers municipaux dans les 25 communes où le parti a déposé sa candidature.
Êtes-vous satisfait ou c’est une sorte de déception au soir du processus électoral ?
Jules AMIM : Nous sommes satisfaits du processus électoral des municipales mais par rapport aux taux de participation, surtout dans la région maritime, c’est une déception totale. Les populations ne sont pas sorties exprimer leur suffrage pour de diverses raisons que nous connaissons tous.
Pouvez-vous revenir sur ces raisons ?
Jules AMIM : On peut énumérer les raisons fondamentales en 3 POINTS. Les raisons politiques : une partie des populations est découragée de la chose suite à l’incapacité de l’opposition togolaise de s’unir pour faire front contre le parti au pouvoir.
La deuxième partie de la population qui n’est pas sortie voter craint les représailles des organisateurs des événements du 6 juin 2025. Puisque ces derniers ont promis de rendre visite à tous ceux qui seront associés à ce processus électoral. La troisième partie de la population ne se retrouvant dans aucun parti politique a préféré rester chez elle.
Quelle est la suite après ces échéances ? Cap sur les prochaines législatives ?
Jules AMIM : Après ces échéances, nous allons nous préparer pour les prochaines élections législatives qui deviennent très importantes dans le régime parlementaire dans lequel nous sommes depuis mai 2024. Cette préparation se fera à travers les séances de formation de nos militants et la sensibilisation des populations sur le régime parlementaire qui reste aujourd’hui, à mon avis, une solution pour éviter des tensions et crises politiques pendant les élections présidentielles, comme nous le voyons aujourd’hui dans certains pays.
Le tout premier gouvernement de la Vᵉ République est connu depuis le 8 octobre. Quelle analyse faites-vous de ce gouvernement ?
Jules AMIM : D’abord, je tiens à adresser mes sincères félicitations à tous les membres de ce nouveau gouvernement.
J’ai remarqué que c’est un gouvernement de mission composé de technocrates et de personnalités expérimentées et compétentes. Le défi est de taille, les attentes des populations sont immenses, donc le chantier est vaste. Cette équipe gouvernementale doit travailler pour donner un nouveau visage à notre pays. Tous les domaines sont devenus prioritaires.
Le NET reste disponible pour apporter sa contribution à la réussite de ce gouvernement, sous-entendu le bien-être de nos populations et le développement de notre pays.
Le NET aurait voulu être dans ce gouvernement ?
Jules AMIM : Lorsqu’il s’agit des affaires du pays, le NET sera toujours disponible à servir.
Vous suivez comme nous l’actualité nationale et l’un des sujets, c’est la question du M66, ce mouvement dont les leaders sont des activistes de la diaspora et qui initie des revendications politiques. Comment au sein de la classe politique dans le pays vous recevez leur écho ?
Jules AMIM : Par rapport à certains de nos concitoyens de la diaspora qui ont formé le M66, ils sont libres de critiquer le gouvernement sur la gestion des affaires du pays dans le respect mutuel. Mais force est de constater qu’ils appellent à la violence. Ce que nous condamnons avec la dernière rigueur. Car, on sait quand et comment ça commence mais la fin, personne ne sait. La paix et la sécurité qui règnent dans notre pays ne peuvent pas être bradées à cause de l’insatisfaction de certains de nos compatriotes vivant à l’étranger. Il n’y a pas ce pays dans le monde qui est à l’abri des problèmes sociaux, économiques et politiques. Et notre pays ne fait pas d’exception. Mais la voie la plus indiquée pour résoudre les problèmes est le dialogue et la concertation. La manipulation des populations et les appels à la haine ne feront que sombrer notre pays dans l’impasse. D’où le NET ne s’associera pas à ce genre d’action visant à mettre le pays à feu et à sang.
Les arrestations de Marguerite Gnakadè, de Grâce Koumayi Bikonibiyate continuent de susciter des réactions. Au niveau du NET, comment vous appréhendez ces sujets ?
Jules AMIM : Nous demandons à la justice que leurs dossiers soient traités dans l’équité et dans le respect des textes en vigueur. Mais pour le cas de Madame Marguerite Gnakadé, dommage qu’elle se retrouve dans cette situation. Elle est proche de la famille du président du Conseil et elle a eu à occuper de hautes fonctions dans le pays, surtout son dernier poste.
Avez-vous aussi l’impression que l’espace de liberté d’expression est en train d’être rétréci au Togo ?
jules AMIM : L’espace de liberté d’expression n’est pas rétréci ou restreint, il est encadré par une loi en vigueur que nous devons tous respecter. Si elle n’est pas encadrée, elle constituera un danger pour notre pays.
Votre mot de conclusion
Jules AMIM : Je lance un appel patriotique à toute la classe politique à privilégier la voie du dialogue sincère et de concertation pour la gestion des affaires de notre cité.
Je vous remercie.
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